La lombalgie correspond par définition à une douleur dans le bas du dos. Les expressions « tour de rein » ou « lumbago » sont parfois utilisées pour désigner la lombalgie aigüe. La douleur peut se manifester avec une très grande intensité, occasionnant un handicap chez le patient. Dans la majorité des cas, la lombalgie reste isolée mais elle peut irradier dans les fesses et à l’arrière des cuisses. Parfois, elle s’accompagne de douleurs radiculaires (douleur qui descend dans les membres inférieurs) classées dans la catégorie sciatique ou cruralgie.

 

Il existe 2 types de lombalgies

 

  • La lombalgie commune, la plus fréquente, est d’origine mécanique et n’a pas de signe de gravité.

On ne retrouve pas souvent la cause de l’apparition d’une lombalgie commune. Des mouvements du quotidien peuvent, à un moment, être responsable de douleurs. Il y a cependant des facteurs de risque bien connus de l’apparition d’un lumbago : l’inactivité et la sédentarité, l’activité physique intense et mal adaptée, le surpoids, les métiers favorisant les mauvaises positions…

  • La lombalgie symptomatique : secondaire à une pathologie disco vertébrale (fracture, un cancer, une infection, une inflammation…)

 

Quelles sont les évolutions possibles ?

 

La lombalgie aigüe

Dans 90% des cas les lumbago vont guérir spontanément sans recours au médecin.
Cette lombalgie commune, qui dure moins de 3 mois est une affection très courante, qui touchera 75 % de la population.
La lombalgie récurrente : il s’agit d’une répétition de lombalgies aigües sur plusieurs mois ou années.

Lombalgie chronique


La lombalgie chronique désigne une lombalgie qui dure depuis plus de trois mois. Le ressenti de la douleur et la diminution des activités physiques vont entrainer un déconditionnement physique, une perte musculaire, une atteinte psychologique et parfois socio-professionnelle.

 

Diagnostic de la lombalgie

 

Examen clinique

L’interrogatoire et l’examen physique permettent de diagnostiquer le type de lumbago et rechercher des facteurs de mauvais pronostics (*).

La lombalgie aigüe est prise en charge par le médecin généraliste. En cas de persistance de douleurs, de signes de gravité ou de mauvais pronostics, le médecin généraliste adressera le patient au rhumatologue ou au chirurgien du rachis.

 

Examen(s) d’imagerie

Les examens d’imagerie ne sont nécessaires que lorsque la lombalgie devient récurrente ou chronique ou lorsqu’il existe des signes de gravité.
Une radiographie du rachis lombaire face + Profil et du bassin de face permettra d’analyser la statique rachidienne.
L’IRM est l’examen recommandé (*). Il permettra d’analyser les disques intervertébraux, les articulations facettaires, de rechercher de l ‘inflammation, …
En cas de contre-indication, un scanner peut être prescrit.

 

Traitement de la lombalgie

 

A. Traitement médical de la lombalgie aigüe

1- PAS DE REPOS
Il ne faut pas rester allongé ! De nombreuses études ont prouvé que rester au lit prolongeait la durée de la lombalgie.
En cas de douleurs vives, les activités doivent être adaptées, mais il faut favoriser le mouvement.
75 à 90% des lombalgies guériront spontanément dans les 2 mois.

2- LES MEDICAMENTS
Aucun médicament n’a prouvé d’efficacité à moyen terme sur l’évolution d’un lumbago.

En absence de contre indication un traitement antalgique ou anti inflammatoire de quelques jours peut aider à supporter la douleur, qui, le plus souvent, cèdera rapidement. Des médicaments comme des antidépresseurs ou des gabapentinoïdes peuvent être utilisés dans le cadre de la prise en charge globale d’une lombalgie chronique,

3- REEDUCATION
La kinésithérapie peut être prescrite par votre médecin en cas de lombalgie à risque de chronicité, de lombalgie récurrente ou de lombalgie chronique.
Les kinésithérapeutes assurent le renforcement musculaire et un assouplissement du rachis et du bassin sous la colonne vertébrale. Une éducation sur les gestes et postures à respectées est systématiquement associée.
Parfois cette rééducation doit être pratiquée en centre de rééducation.

4- DES TECHNIQUES MANUELLES (manipulations, mobilisations) sont possibles dans le cadre d’une prise en charge globale et après examen médical.

 

B. Traitement médial de la lombalgie chronique

Dans le cas de la lombalgie chronique, la prise en charge doit être centrée sur le patient en tenant compte de son environnement. Une prise en charge psychologique, le suivi par un centre anti-douleur peut être bénéfique. De même, un programme de restauration fonctionnelle du rachis peut-être proposée.

L’un des objectifs de ces programmes est la connaissance du message de la douleur

Rarement les infiltrations rachidiennes sont utilisées :

En effet, les infiltrations épidurales ne sont pas recommandées de manière générale, dans le lumbago chronique, sauf cas particuliers (arthrose facettaire, discopathie inflammatoire, …). Les infiltrations peuvent être proposées en cas de douleur radiculaire associée.

 

C. Traitement chirurgical de la lombalgie chronique

Le traitement chirurgical des lumbago ne s’envisage que devant une lombalgie chronique résistante à un traitement médical complet et conduit pendant au moins 6 mois.
Il faut alors, que les symptômes et les anomalies à l’imagerie soient concordantes et correspondent à des critères de bon pronostic chirurgical.

Le geste chirurgical réalisé sera différent selon l’origine de la douleur et peut ainsi consister en la réalisation d’une arthrodèse (blocage de vertèbres) ou d’une prothèse discale.

 

Bibliographie

* https://www.has-sante.fr/jcms/c_2961499/fr/prise-en-charge-du-patient-presentant-une- lombalgie-commune#toc_1_8
** https://www.retrainpain.org/francais

Retrouvez la vidéo du Professeur Allain sur l’origine et le traitement du mal de dos, publiée pour le site deuxiemeavis.fr :

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